Capteurs RF (endoluminaux, miniatures et réseaux) et dispositifs optiques de synchronisation Le développement de structures radiofréquences (RF) endoluminales permet de lever les obstacles à l'investigation d'organes profonds difficiles à explorer. Cette technique est particulièrement intéressante dans le diagnostic de la pathologie ano-rectale. La haute résolution spatiale accessible avec ce type de capteur donne des informations précises sur la pathologie et l'anatomie loco-régionale. Toutefois le bénéfice pour le patient doit être démontré, ainsi le capteur endoluminal doit fournir un gain significatif en S/B par rapport aux meilleurs capteurs externes. Dans ce contexte, un capteur endoscopique conçu entièrement au laboratoire dédié à l’exploration du sphincter anal est actuellement en phase d'évaluation clinique à 1,5T dans le cadre d'un projet destiné à comparer l’imagerie RMN à haute résolution spatiale pour l’incontinence anale avec l’écho endoscopie. A plus long terme, le suivi d'interventions à l'aide de ces capteurs sera certainement un enjeu majeur. Les méthodes employées (modélisation, simulation, expérimentation) sont appliquées au développement de capteurs en réseaux pour l'imagerie à haute résolution spatiale ou de capteurs miniatures pour l'imagerie et/ou la spectroscopie localisée chez le petit animal. L’utilisation de capteurs en réseaux permet d’augmenter le rapport signal sur bruit par unité de temps et présente un intérêt particulier pour l’imagerie spectroscopique où le rapport signal sur bruit est faible. En comparaison avec un capteur de surface, nous avons ainsi augmenté le rapport S/B d’un facteur de l’ordre de 1,7 pour une résolution spatiale constante (volume élémentaire exploré) sans détériorer l’homogénéité du champ magnétique dans le cadre d’une exploration cérébrale sur la souris. Ce gain en sensibilité est mis à profit en particulier en spectroscopie multidimensionnelle utilisant plusieurs directions spatiales et/ou spectrales pour laquelle le rapport signal sur bruit est le premier facteur limitant. Les contraintes de l’imagerie à haute résolution spatiale (quelques dizaines de micromètres) sont difficilement compatibles avec les mouvements liés aux battements cardiaques et de respiration. La synchronisation des séquences d’imagerie RMN sur les mouvements cardio-respiratoires du petit animal demeure une problématique d’intérêt pour laquelle les dispositifs actuels souffrent de certains handicaps. Les difficultés rencontrées sont essentiellement liées à l’environnement de l’objet, confiné et fortement bruyant du point de vue électromagnétique. Ces contraintes vont croissantes avec l’augmentation de la résolution spatiale des images (amplitude des gradients), le faible encombrement disponible et l’intensité du champ magnétique (fréquence RF). Un dispositif optique fibré, simple, de suivi des mouvements macroscopiques du petit animal a été développé pour permettre une caractérisation « cinétique » des tissus soumis aux mouvements de la respiration et du cœur. Cette détection optique des mouvements du petit animal est ainsi utilisée pour la synchronisation in situ des séquences IRM-SRM pour des imageries cardiaques et abdominales sur le rat ou la souris.