Habilitation à Diriger des Recherches
Imagerie dynamique et simulations Monte-Carlo pour la
radiothérapie guidée par l'image
David Sarrut
- Soutenue le 20 février 2008
- Jury
- M. Christian Barillot : rapporteur (Directeur de recherche CNRS, Rennes)
- M. Grégoire Malandain : rapporteur (Directeur de recherche INRIA, Nice)
- M. Dirk Verellen : rapporteur (Professeur, Bruxelles)
- Mme. Irène Buvat : examinatrice (Directrice de recherche CNRS, Paris)
- M. Wilfried de Neve : examinateur (Professeur, radiothérapeute, Gent)
- M. Bernard Peroche : examinateur (Professeur, Lyon)
- M. Patrick Clarysse : examinateur (Chargé de recherche CNRS, Lyon)
- Document principal : hdr.pdf
- La présentation : hdr.ppt
- Publications : ici ou là
- Site web du groupe : http://www.creatis.insa-lyon.fr/rio
Résumé :
Ce document est une synthèse de mes activités de recherche en
imagerie dynamique et en simulations Monte-Carlo menées durant la
période 2000-2007. Le contexte applicatif est l'aide à la
planification et au traitement du cancer par radiothérapie, en
particulier dans des organes en mouvement. Le terme imagerie
dynamique recouvre des méthodes de d'acquisition, de traitement et
d'analyse d'images prenant explicitement en compte de la dimension
temporelle. Nous présentons ainsi nos contributions à l'acquisition
d'images tomodensitométriques 4D, l'estimation par recalage
déformable des mouvements et des déformations dus à la respiration,
ainsi qu'a des algorithmes de reconstruction compensée en
mouvement. Cette dimension temporelle est à l'origine de la mise
au point d'algorithmes spécifiques, en particulier nécessitant de
manipuler des volumes importants de données et de recourir à des
architectures de calcul intensif. Les simulations basées sur la
méthode de Monte-Carlo permettent de modéliser précisément les
interactions rayonnement-matière se produisant lors de
l'acquisition d'une image ou lors d'une irradiation thérapeutique.
Pour la simulation réaliste du suivi des particules dans un milieu
complexe tel que le corps humain, nous avons choisi une
représentation discrète du milieu, qui présente notamment
l'avantage de réduire les temps de calcul. Ces simulations sont
développées dans le cadre du calcul de la distribution du dépôt de
dose au sein d'un patient, en radiothérapie classique par faisceau
de photons mais également pour l'hadronthérapie par proton ou ions
carbone. La démarche adoptée est multi-disciplinaire et entre dans
le cadre de la radiothérapie guidée par l'image dont l'objectif est
d'exploiter de façon optimale l'ensemble des données et images
disponibles afin d'améliorer l'efficacité de cette modalité de
traitement du cancer.